… et marche à l’ombre

D’abord, c’est diffus.

Mais, très vite, ça te pique au nez. Te prend à la gorge.

Instinctivement, tu cherches à fuir. Mais depuis le temps que tu fais la file, ça te ferait quand même mal de quitter l’approche des caisses maintenant.

Tu ne te retournes pas.

Il est sage de ne pas chercher à savoir ce que l’on sent intuitivement que l’on n’a pas envie de savoir.

Mais évidemment, au bout de 3 minutes, tu craques.

Il faut dire que c’est totalement insupportable, ce mélange de chien mouillé, de lait caillé, de draps où l’on a dormi si fort qu’ils s’en souviennent.

Tu te retournes.

Tu ne vois rien.

Ca se passe plus bas.

Il est tout petit.

Le type.

Veste en faux cuir qui retient la transpiration, le jeans qui tient debout tout seul, les cheveux si gras qu’on pourrait faire des frites pour toute une colonie, plaqués contre son crâne.

Non content d’exister si fort olfactivement, il s’agite. Pousse tes affaires (aaaaaaaaargh, pas toucher !!!) pour poser les siennes sur le tapis, en un va-et-vient tout sauf érotique.

T’emballes tes courses plus vite que tu ne l’as jamais fait, paies et t’enfuis, le coeur au bord des lèvres.

De grâce, avant d’aller faire des courses : LAVEZ-VOUS, les gens !!!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s