Delicatessen

Et, donc, parce que tu aimes rire et particulièrement l’humour transpirant de certaines fautes d’orthographe ou de grammaire relevées par Bescherelle ta Mère, un type qui te tourne autour depuis un moment t’envoie une faute « comique »… Qu’une nana a faite dans une conversation qu’il a eue sur un site de rencontres…

Les définitions de « délicatesse » et de « subtilité », je les lui forwarde avec ou sans fautes?

M’as-tu vu

Et, donc, tu sors de la voiture et tu te diriges vers le supermarché, en regardant ton pied. Tes sandales ne sont pas neuves mais, vu le peu de jours de beaux temps dans ton merveilleux pays, t’as pas eu vraiment l’occasion de les faire. Et lanières rigides + canicule = pieds gonflés : ça cisaille tellement que t’as l’impression qu’on arrive à l’os.

Du coup, tu l’as pas vu venir.
Le type.
Et quand tu relèves le nez, c’est parce qu’en fait son ombre est venu perturber ta perception initiale de ta trajectoire.

Il est près. Tout près. Trop près.

Du coup, t’as un mouvement de recul.

Au lieu d’enregistrer ta manifestation physique de réprobation comme un signal lui enjoignant d’opérer un repli stratégique, il reste planté là, t’empêhcant de passer, et sourit béatement.

Tu sens les poils de ton échine se redresser d’un coup comme ceux de ton chat quand il aime-pas-trop-beaucoup quelque chose.

Tu contournes l’obstacle dans un silence tout aussi réprobateur que ton recul. Entres dans le magasin et profites de la clim.

Mais cet état de fraîche félicité ne dure que peu. Tu inspectes le rayon qui t’intéresse et, quand tu relèves le nez parce que tu sens une présence…

Il est là.

A nouveau planté devant toi.

Le même type.

Avec le même sourire béat devant ton même mouvement de recul (plus appuyé que la première fois parce que là, tu sens bien le grand malade : il est quand même revenu dans le magasin alors qu’il y avait terminé ses courses quand tu l’as croisé…)

Tu ravales ta salive et essaie de garder ton calme comme il est écrit dans les plans d’évacuation d’urgence des bâtiments. Mais le dégoût doit se lire sur ton visage : son sourire disparaît d’un coup.

Tu sors sans achat avec un sourire contrit à la caissière, qui a dû penser que tu faisais un malaise. Ce qui, au fond, n’est pas tout à fait faux.

Et tu t’en veux, bêtement, d’avoir mis une jupe. Comme si c’était de ta faute. Putain de culpabilité que les femmes traînent envers et contre tout…

Un petit coin de paradis sous un coin de parapluie… ?

Et, donc, la journée a été rude.

Couchée trop tard et réveillée trop tôt, comme trop souvent.

Comme tu t’es habillée « casual » – vu que c’est ce qui t’était demandé – tu te sens mal, avec ton jean slim et tes ballerines plates. Parce que c’est la meilleure configuration vestimentaire pour faire saillir un postérieur et des cuisses qui ne le sont pas, eux, plats. Las, c’est aussi celle qui te permettra d’encore avoir des pieds qui puissent te porter durant ta soirée, dédiée aux concerts.

Comme la température est tombée sous 16 degrés, par dessus ta blouse estivale, t’as enfilé un sweat qui fait sombrer ton casual dans le pathétique équipement idéal pour faire ses courses au hard discount. Sauf que t’es avenue Louise.

Comme il pleut depuis le matin, t’as les cheveux en berne. Ton brushing n’est plus qu’un lointain souvenir. T’as la frange frisante, le dégradé crépu, le pointe rebelle.

Tu te tâtes : rentrer ou rester? Certes tu voudrais bien voir Moriarty, ce groupe formidable à l’univers vintage-kitch et à la chanteuse dont tu jalouses secrètement la voix depuis la 1e fois où elle a ouvert la bouche devant toi. Mais t’en as aussi plein les bottes : toi, tu te voyais bien tuer le temps libre allongée au parc royal. La météo en a décidé autrement. Et ton repli au cinéma s’avère être un échec : non seulement Amy n’est programmé qu’à 19h mais il n’y a en outre aucun film digne de ce nom à 17h. VDM.

T’es toute à tes réflexions bougonnes quand tu sors de la galerie, et qu’un type se  précipite vers toi en te proposant de t’abriter sous ton parapluie. T’as à peine l’occasion d’ouvrir la bouche pour lui faire remarquer que ton parapluie est plus grand que le sien qu’il est déjà à côté de toi.

Près. Tout près. Trop près.

Parce que toi, t’aimes pas ça, les gens tout près. Surtout ceux que tu connais pas. Ta bulle personnelle est grande. Ne franchit pas les cercles qui veut. Et surtout pas d’une traite. Arrière, manant. Nous n’avons pas été présentés.

Et voilà qu’il commet une seconde erreur. « Vous savez que vous êtes jolie? » Ton reflet dans la vitrine de la boutique derrière lui te crie le contraire. Le slim. Les ballerines. Le sweat. Les cheveux. Tu le hais. Pour sa lourdeur. Pour la banalité de son approche. Pour se faire le miroir (involontaire) de la réalité. C’est ton jour de chance : t’es (encore) tombée sur un champion du monde.

Tu te mords la langue pour éviter que ne sorte le fond de ta pensée parce qu’on t’a déjà reproché souvent ton manque de coopération avec la gent masculine inconnue qui essaie de copiner. Tu marmonnes un merci sans conviction et accélère le pas. Tu te félicites d’avoir mis ces ballerines, finalement : à talons, t’aurais jamais pu avoir une si belle accélération!

Mais évidemment, arrivée au bord du parvis, t’arrives pas à ouvrir ton parapluie et tu perds d’un coup l’avance que t’avais prise. Merde. L’autre est déjà à nouveau près. Tout près. Trop près. Et il t’abrite alors que t’es encore protégée par la galerie (pcq t’es quand même pas assez idiote pour faire tes efforts d’ouverture sous la pluie). Et comme si ça n’était pas encore suffisant, il se vante de t’être utile.

T’as qu’une envie : courir très vite, très loin.

Ton parapluie, ayant sans doute perçu ta détresse, accepte enfin de se déployer.

Tu t’envoles à l’assaut du mauvais temps. Mais l’autre lâche pas l’affaire. Il s’élance à ta poursuite en te demandant :  » je peux vous dire quelque chose? » T’arrives difficilement à réprimer le « NON! » qui te monte naturellement (a-t-on idée, aussi, de poser une question-perche pareille ?) qu’il enchaîne déjà « je peux vous accompagner un bout de chemin ? »

L’image d’un énorme boulet accroché à ta jambe se matérialise devant tes yeux ébahis par tant d’audace aussi inappropriée qu’évidemment veine. Tu retentes une accélération. L’autre a bondi et, t’emboîtant le pas en manquant de t’enfoncer dans l’oeil une baleine de son parapluie, il répète sa question (dès fois que si t’as pas répondu, c’est juste parce que t’es un peu sourde). Et là, tu craques. Tu te retournes sur lui et tu lui réponds doucement mais fermement : « ou pas ».

Il en reste sans voix (Sans blague ? Serait-ce la 1e fois qu’il se fait éconduire en se comportant de la sorte ???) et s’arrête net. T’en profites pour creuser l’écart. Tu l’entends vaguement parler encore dans ton dos, t’évites soigneusement de te retourner.

Il ne te suivra pas. Mais toi, tu feras tout le chemin en te demandant « pourquoi moi??? »

« Je vous trouve très bô »

Lui : Coucou bonsoir

Elle, 3h plus tard :  Heu… là il est vraiment soir. Donc, enfin, bonsoir.

Lui : Coucou bonjour oui je vais très bien merci et vous ??

Elle (c’est quoi, ce bouffon… Il dit bonsoir à 15h… et je lui ai pas demandé comment il allait ?!)

Lui : tes la ????????

Elle : Non, j’étais en week-end à Bescherelleville. On se tutoie? On se connaît ?!

Trois jours plus tard

Lui : Coucou salut

Elle : (je bosse, putain… y’m’veut quoi encore, l’autre?)

Lui : Comment allez vous ??

Elle : (ah ben oui, comment je vais… bien sûr… et sinon, tu connais d’autres mots, en français ?….) Bonjour. Je vais bien, merci. Il est 16h. Je suis au travail. Que désirez-vous?

Lui : je désirais faire ample connaissance avec vous !!

Elle : (je viens de te dire que je bossais, là…) vous vous trompez : ici c’est Facebook, pas Meetic…

Lui : Oui ce pour quoi je suis ici pour me trouvez une femme sérieuse ces tous. êtes vous marié ??

Elle : (bon, y commence à m’gonfler…) : Mais moi je ne suis pas ici pour perdre mon temps à dire comment je vais à des inconnus… Je vous l’ai écrit : je suis au travail, là ! Si vous souhaitez faire connaissance, utilisez donc l’outil FB à bon escient : lisez ce que je poste, commentez, argumentez. Et postez. Je lirai, commenterai, argumenterai.

Lui : ok

….

….

….

Oh… ben il est parti…

Point de rupture

DJ : tu ne dis rien? t’es bien calme… c’est pas ton habitude, de ne pas parler… (rire un peu contraint, genre pour briser la glace)

El… baisse à peine le bord du bouquin, ses lunettes de soleil : je lis… remonte le bouquin

Silence.

DJ, prend son smartphone, tapote. Vite, on voit qu’il sourit, prend un certain plaisir à ce qu’il fait.

El, se redresse, s’assied sur le bord du transat, pose son bouquin.
T’en a pas marre ?

DJ, innocemment : de quoi tu parles ?

El. : ok. Je repète. T’en n’as pas marre ?

DJ, relève les yeux, fait mine de ne pas comprendre.

El, pète un câble, monte le ton, se lève. Mais de ça, désignant le smartphone. De tout ça, de toute cette merde.
De toutes tes pouffes, là.

DJ : mais ma chérie voyons, calme-toi. On n’est qu’à quelques cm du bateau d’à côté, les voisins vont nous entendre…
Je… j’avoue que je ne comprends pas.
C’est vrai… il se redresse à son tour, s’assied sur le bord du transat, se prend la tête entre les mains, se frotte les mains, pose son menton dessus.
C’est vrai, j’ai mis un pied de travers. J’avoue, je le reconnais. Je ne t’ai d’ailleurs pas menti…
El, l’interrompt : pas menti ? pcq tu ne pouvais plus me mentir : je t’ai pris la main dans le sac ! Ou plutôt sous la jupe de cette… comment, déjà ? Ah oui : Mathurine. 20 ans de moins que toi ! Une pauvre gamine, sans expérience, sans trop d’instruction, qui essaie d’assurer le secrétariat de Papa dans son entreprise de bateaux… Mais non de dieu, à quoi pensais tu ???
Se reprend : heu non, ça va, ça va : pas la peine de me le dire : je vois TRES BIEN à quoi tu pensais…
DJ : je sais… pardon… c’était un faux pas… je ne le ferai plus…
El : un faux pas ? Mais c’est tout le GR20, oui ! 11.857 pas de travers, tout un chemin de randonnée vers l’enfer… vers MON enfer !!
DJ : chuuuuut… pense aux voisins… oui, je sais, mais tu sais bien qu’on traversait une mauvaise période… j’étais perdu… tu étais distante, comme absente, je me sentais abandonné… j’ai cherché de l’affection ailleurs…
El : mais ça va aller oui ??? Ca va être de ma faute, en plus ? A mon tour de marcher ? Je dois faire Compostelle, sur les genoux, en te demandant pardon d’avoir dû assumer toute seule le boulot de 2 personnes pcq on a viré ma collègue et qu’on ne l’a pas remplacée ?
Mais dis-moi… ça va être comme ça à chaque fois qu’on va rencontrer des problèmes dans notre vie? Parce que des problèmes, y’en a tout le temps hein : un toit qui fuit, une amende qu’on n’attendait pas et qu’on ne peut pas payer, un parent malade,… Autant me prévenir tout de suite : je vais être cocue à chaque fois, dis ???
Dj : mais non mon ange, je t’assure, calme-toi, les voisins vont nous entendre… tu sais, au fond cette période trouble a été bénéfique : j’ai compris à quel point je tenais à toi et…
El : ah ah ah ! tu vas me raconter que pendant que tu les caressais, tu pensais à moi ? quand tu les déshabillais, quand tu leur mordais les tétons et que… ooooh beurk, rien qu’à y penser j’en ai la nausée…
DJ : chuuuut chérie, je t’en conjure… les voisins… ne parle pas comme ça, je ne veux pas que tu aies cette image-là de moi…
El : cette image de toi, c’est toi-même qui me l’a donnée…!!
DJ : je sais. J’ai fait un faux pas. Mais ça n’a pas été bien loin. Le temps de me rendre compte que je m’égarais. Ces femmes ne comptaient pas, pour moi. Il n’y a que toi que j’aie jamais réellement aimée. Tu le sais.
El: paroles, paroles, paroles…
Elle rit.
Elle ôte ses lunettes, les pose. Se lève. Ramasse consciencieusement ses affaires, range le tout dans son sac, enfile son voile par-dessus son maillot. Et, sans un regard pour DJ:

Et bien tu sais quoi?
J’en ai assez.
Là, maintenant. Précisément au 4ème échange Viber avec ta dernière pouffe-qui-ne-compte-pas-Pcq-tu-n.aimes-que-moi mais que tu baises quand même.
Et tu sais quoi?
Je m’en vais.
Comme une princesse. Sans un mot plus haut que l’autre. Sans une larme. Et sans un regret.
Non que cela ne me fasse rien. Ooooh! Toutes tes saloperies avec des filles même pas belles – je ne dis pas pas jolies, je dis belles, j’insiste… Mais comprends-tu seulement la différence?- même pas intelligentes, même pas cultivées… Vulgaires, insipides, femmes tefales auxquelles, en effet, tu ne t’attaches pas… Des femmes bien aussi. Que tu ne respectes pas davantage.
Bref. Bien sur ça me heurte, me blesse.
Bien sur j’ai des hauts le cœur quand tu me touches, car je ne sais pas de quel lit tu sors… Je n’ai qu’une envie quand tu l’approches, c’est de te passer au Dettol!
Bien sur…

Mais ça ne compte plus.
J’ai une ambition aujourd’hui : t’oublier.
J’ai un objectif : essayer de ramasser ce qu’il reste de moi, de mon ego, de ma personnalité déchiquetées par tes fornications, ton mépris pour moi et ce manque total de considération, qui abîment bien davantage que tes coïts eux-mêmes.

Je te rends ta photo de toi. Intacte. Tu pourras la refourguer à la suivante.

Je souffre mais je ne t’en veux pas.
En franchissant la porte, je cesse de m’en faire, je cesse de me dévaloriser, je cesse de pleurer, je cesse de jalouser toutes ces femmes qui ont tes faveurs, je cesse de te haïr.
Je cesse de te prendre pour autre chose que ce que tu es.

Elle part.

Pervers pépère

Chacun derrière son PC, à la maison.
Elle s’inscrit et tape sa description…

Elle :

Rédigez ici votre description :

Peu de place et tant de choses à dire…
Jeune femme joviale et plurielle, curieuse, je croque la vie à pleines dents du haut de mes 35 ans.
Certes j’ai perdu beaucoup d’illusions au fil de quelques mésaventures, certes j’ai été déstabilisée, certes je porte des cicatrices invisibles… mais cela m’a fait grandir, et je sais à présent, sinon ce que je veux, à tout le moins ce que je ne veux plus.
J’attends un homme honnête et droit. Qui sait qui il est, ce qu’il veut et où il va.
Que dire encore…. ? Si vous avez des questions, n’hésitez pas !

Lui :

Je n’ ai pas de question.
Si ce n’ est de vous dire : ……….. vous cherchez un homme, je peux être celui-là.
Le mariage est possible, la belle vie aussi.
Je peux assumer dans la vie.
Je peux vous offrir la joie d’ être deux.
Que vous dire de plus et de mieux ?
Je suis prêt à m’ investir.
Trouver un bon profil compatible n’ est pas facile, c’ est pareil pour vous, je suppose.
Enfin, pourquoi ne pas se lancer ? Et dans le but d’ une belle harmonie de couple.

Bonne soirée.

Elle :

Heu… Vous avez vu mon âge ? J’ai 35 ans… vous 60 !
Ma mère en a 62… Je devrais peut-être vous la présenter?!

Lui :

Bonsoir,

Vous savez… tout est possible… ma photo est récente….
J’ ai eu précédemment une femme de votre âge, enfin plus âgée de 3 ans, peut-être ai-je exagéré? J’ ai cherché dans « décoration » car c’ est mon métier … mais ne m’ en voulez pas ?

Je suis en fait hyper jeune, et entouré que de jeunes.
Je peux comprendre votre remarque un peu acerbe…mais… il y a un mais… quand même !

Et je connais plusieurs personnes en couple dans ce cas.
Si je vous ai choqué, je vous demande de bien vouloir m’ en excuser.

Mais je vous prends quand vous le voulez aux 100 m, ou au ski ou en sports nautiques, ça c’ est certain.

Voilà, je vous souhaite plein de bonnes choses.

Elle :
Pas choquée, ça m’a juste fait rire…
« Ma photo est récente »… bien t’es tout blanc ! Tout ridé. Oh t’as une bonne bouille. Mais une bouille de papy-gâteau…
Si tu fais dans la déco, veuille bien noter que je ne suis pas du genre potiche.
Ta précédente s’est peut-être contentée de ce second rôle – encore que, sauf erreur, elle n’est plus là, je me trompe ? – mais moi, je ne suis pas intéressée.
Je bosse, je n’ai pas besoin qu’on m’entretienne.
Je réfléchis, je n’ai pas besoin qu’on pense pour moi.
Le mariage… alors qu’on ne s’est même jamais vus et qu’on a échangé 2 mails… coullionnade !
Et y’a d’autres couples comme ça, vous dites ? Aaaah en voilà, une caution de choix ! Les autres…
Mais en effet, y’en a pas mal, des types comme vous, qui essaient…
Qui se la jouent genre je suis très bien et je ne vois pas où est le problème.
J’ai testé déjà : j’ai 36 ans, pas 60 mais plus 20 non plus hein !
Fait admettre qu’on vieillit, dis.
L’accepter. Et l’assumer. Pas de voiler la face et faire le gamin. Ni la course, du ski ou autres sports pour se prouver qu’on est tjs dans le coup.
Chaque âge à ses intérêts.
J’ai envie de partager des choses avec quelqu’un qui ait les mêmes référents culturels, musicaux, que moi. Tu sais chanter « Capitaine Flamm » par coeur , Non ? Alors passe ton chemin…
Je veux un homme qui bouge autant que moi, qui n’a pas encore besoin de faire la sieste après manger et dont je ne serais pas l’infirmière d’ici 3 ou 5 ans, et ce jusqu’à la fin de sa vie.

Mais je vous en prie, essayez avec d’autres femmes de mon âge, qui réfléchissent moins… sur un malentendu, ça peut marcher…

Bonne continuation.

Lui :

oh… ben ça !!!

Vous n’ êtes pas très élégante, ni éloquente… pourquoi cette agressivité ?

1000 euros que je vous prends au cent mètres …. en alpinisme, en ski, je vous l’ ai dit.

Allez, ce serait un beau challenge !

Je ne me la pète pas, il y a des gens âgés à 45 ans et des gens jeunes à 60 ans… c’ est la juste réalité.

Pourquoi cette agressivité ? Ce manque de responsabilité par rapport aux réelles questions de la vie ?

Et qui sera votre infirmière ?????????????? vaste question… !

Bonne soirée.

Elle :

C’est moi qui suis inélégante et agressive?
Ou vous, qui ne voulez pas comprendre combien vous êtes triste sire en tentant de séduire des femmes plus jeunes au lieu de vous lier avec des femmes du vôtre… que vous méprisez ?! Trop ridées? Trop grosses ? Trop moches? Trop abîmées par la vie?
Pour qui vous prenez-vous, dites-moi?
Est-ce moi la vilaine personne? Ou vous? Hein? Que croyez-vous qu’une femme sensée pense de quelqu’un comme vous?
Bien sûr, c’est plus facile de séduire une plus jeune, plutôt qu’une femme qui a le même bagage d’expérience et à qui on ne la fait plus… Avoeu de faiblesse, non ?

Regardez-les avec plus de compassion, ces femmes de votre âge : vous leur ressemblez davantage que vous ne ressemblez même à ceux que vous prétendez pouvoir battre au 100m.
Oui vous vous la pétez et oui, c’est ridicule.
Et plus vous vous débattez dans votre verre d’eau de jouvance et plus c’est pathétique.

Quant à mon manque d’éloquence, il me semble que j’ai moins de points de suspension, et plus d’arguments que vous…
Vous tournez en boucle sur vos performances sportives… ça n’enlève rien à l’âge réel de votre coeur, de vos artères… Cela vous gêne ?

Quelles sont réelles questions de la vie dont vous parlez?
Ca n’est pas une vraie question, que de se demander ce qu’on va se raconter après 15 jours, quand on aura fait le tour des affinités communes et qu’on sera confrontés à la barrière du passé, des référents, des goûts ???
Ca n’est pas une vraie question, que de se demander combien d’années où je serai encore bien je vais sacrifier à rester à la maison pour vous administrer vos médicaments et pousser votre petit chariot le dimanche après-midi, le long des allées arborées du parc du home?

Je ne suis pas agressive. Juste lucide. Et vous donne des images pour que vous ouvriez votre esprit à la compréhension d’un autre point de vue que le vôtre : le mien. Si c’est possible…

Quant à qui sera mon infirmière… en tout pas vous : vous serez mort bien avant moi…

Alors, qui n’a pas les pieds sur terre et se prend pour ce qu’il n’est pas, ou plus, hein?

Désolée mais vous manquez cruellement de bon sens et d’objectivité dans votre regard sur vous-même.

Posez-vous les bonnes questions. Quel sens cela a-t-il quand on devrait être sage de l’expérience qu’on a accumulée dans la vie, de courir la jouvencelle?

Lui :

Toi, tu vas voir ce que tu vas voir…

Petite conne.

Tu te crois mieux parce que t’es plus jeune ?
Tu te crois belle ? Tes photos ne sont pas si terribles.
Tu te crois maligne ? Tu respires pourtant pas l’intelligence.

Je laisse tomber. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu n’en vaux pas la peine.
T’as l’esprit trop fermé pour te rendre compte de ce à côté de quoi tu passes.
T’es psychorigide.

Y’en a plein qui n’attendent que moi. J’ai qu’à me bisser pour les ramasser.
Je suis encore bien, moi, je suis encore beau, je suis encore plein d’énergie.
Oui, c’est une autre qui profitera de mon savoir et de mon expérience.
De ma villa, de ma piscine, des vacances au soleil.

Toi, tu vas croupir dans ta misère de mère célibataire, seule et cloîtrée à la maison avec ses mouflets braillards.
Je te souhaite bien du plaisir !
Et voilà, dans les dents…
Envoyer…
Oh la garce !!! Elle m’a bloqué !